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Jardinez vert !


Optez pour des engrais certifiés bio, d'origine naturelle

Ils ont été élaborés pour équilibrer vos terres, et non pour les appauvrir ou les polluer comme peuvent le faire, à long terme, les engrais chimiques de synthèse néfastes pour l'environnement comme pour votre santé.


Limitez le recours aux pesticides même d'origine naturelle

Ces pesticides ont aussi une action sur l'environnement ; il faut donc les utiliser avec beaucoup de parcimonie.


Pesticides et engrais, attention aux quantités

Trop de jardiniers utilisent des fertilisants et des pesticides chimiques, sans en connaître les graves conséquences sur leur santé et en terme de pollution dans l'eau, dans le sol : légumes trop riches en nitrates et contenant des résidus de pesticides, pollution des nappes phréatiques, destruction des auxiliaires en même temps que des ravageurs...

  • Les engrais de synthèse et les produits phytosanitaires ne sont pas des substances anodines. Ils peuvent se révéler dangereux pour l’utilisateur, polluer les sols et les eaux. Si vous en utilisez, soyez prudent. Ils sont d’ailleurs rarement indispensables.

  • Ils doivent être utilisés avec parcimonie, en suivant scrupuleusement le mode d’emploi, et stockés soigneusement.

  • Il convient de s’en passer le plus possible. Certaines variétés horticoles ou potagères sont moins sensibles aux maladies. Bref, il existe des astuces et des techniques pour se passer des produits phytosanitaires.

  • Stockez avec précaution. Pour éviter tout accident, il vaut mieux ranger les produits dangereux en toute sécurité.


Compostez vos déchets et produisez votre engrais naturellement

Un tiers de vos déchets ménagers peut être composté plutôt que d'être jeté dans la poubelle.

En les compostant, vous diminuerez le volume de votre poubelle et vous obtiendrez un apport organique de très bonne qualité pour votre jardin.


Comment utiliser votre compost ?

Respectez le rythme des saisons et les besoins des plantes pour pratiquer les amendements naturel dans votre jardin


  • Dans votre potager

Utilisez le compost :

• à l’automne ou en fin d’hiver en surface, avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre ;

• au printemps, entre les rangs de légumes, avant de pailler par-dessus ;

• toute l’année, dans les trous de plantation en recouvrant de fines couches de terre, afin que les graines ne soient pas en contact direct, mais que les racines en se développant, trouvent des nutriments du compost.

Quelles quantités ? Cela dépend des besoins des plantes en éléments nutritifs :

• les plantes à forts besoins peuvent supporter de 3 à 5 kg/m2/an. Il s’agit des artichauts, du céleri et du poireau, des cucurbitacées (concombres, cornichons, courges, courgettes, melons…), des solanacées (aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates…) ainsi que du maïs ;

• les plantes aux besoins moyens peuvent se contenter de 1 à 3 kg/m2/an de compost. Il s’agit des légumes tels que les asperges, les betteraves, les carottes, les épinards, les haricots, la laitue, le persil ou les petits pois ;

• les plantes à faibles besoins peuvent se passer d’apports de compost. C’est le cas de l’ail, des échalotes et des oignons, des choux, de la mâche et du cresson, des endives, des fèves, des navets et des radis, ainsi que des plantes aromatiques.

Le compost peut être utilisé également en paillage de deux centimètres d’épaisseur à étendre entre les rangs des légumes dont on consomme les fruits (tomates, concombres, poivrons…).

  • Pour vos arbres fruitiers

Vous répartirez chaque année sous l’envergure des feuilles une couche d’environ un centimètre d’épaisseur de compost, soit 3 à 5 kg/m2 pour les arbres et 2 à 3 kg/m2 pour les arbustes. Vous pouvez recouvrir le tout de paille.

À l’occasion de la plantation d’arbres ou de buissons fruitiers, vous mélangerez directement 20 % de compost dans le trou de plantation (une part de compost pour quatre parts de terreau).



  • Pour le jardin d’agrément

Pour votre pelouse, lors de l’installation, vous répartirez 8 à 10 kg/m2 de compost en les incorporant sur les dix premiers centimètre de terre avant de semer. En entretien,à chaque début de printemps, vous disperserez 1 à 2 kg/m2 de compost, qui aura été tamisé assez finement au préalable afin qu’il se répartisse bien entre les brins d’herbe.

Pour un terrain de végétation générale, comme les haies arbustives par exemple, vous répartirez, lors de l’installation, de 8 à 10 kg/m2 de compost en les incorporant sur quinze centimètres de profondeur. En entretien, un amendement tous les deux ans suffit : vous répartirez 2 à 3 kg/m2 de compost entre la végétation et binerez légèrement.

Pour vos massifs floraux, vous préparerez le sol, lors de l’installation d’un parterre, en effectuant un bon bêchage au cours duquel vous incorporerez de 5 à 8 kg/m2 de compost sur les quinze premiers centimètres. Lors des plantations, vous pouvez aussi mettre votre compost dans les trous, en le mélangeant avec la terre.

Si vous semez vos plantes, qu’elles soient vivaces ou annuelles, vous pouvez le faire sur sol préparé. Vous effectuerez plus tard un paillage de deux centimètres maximum, afin de limiter la levée des mauvaises herbes et de maintenir l’humidité du sol.


  • En entretien de vos massifs de vivaces

• Amendez soit en automne, en étendant une couche de deux centimètres environ de compost bien mûr au pied des plants, ce qui protègera également les souches des grands froids ;

• soit au printemps (en mars-avril pour les vivaces, en juin pour les annuelles), en incorporant 3 à 5 kg/m2 de compost avec un léger griffage en surface pour le mélanger à la terre.


  • Votre compost en jardinière

Pour la création de nouvelles jardinières, un bon mélange est constitué d’un tiers de compost, un tiers de terre et un tiers de sable. Si vous réutilisez des jardinières de l’année précédente, vous rajouterez 20 % maximum de compost à la quantité de l’ancienne terre. Vous pouvez aussi l’utiliser pour vos plantes d’intérieur de la même façon.


Economisez de l'eau

  • Arrosez votre jardin le matin ou le soir, l'évaporation de l'eau sera moins importante qu'aux heures les plus chaudes.

  • Installez un récupérateur d'eau de pluie, vous pourrez l'utiliser pour l’arrosage de votre jardin. De plus, elle est réputée meilleure pour le jardin, car elle ne contient ni chlore ni calcaire.

  • Pensez à récupérer l'eau utilisée pour laver vos légumes ou l'eau de cuisson des aliments comme les pâtes ou les pommes de terre, pour arroser vos fleurs et vos plantes en pot. Sachez que certaines eaux de cuisson peuvent être très bénéfiques pour vos plantes. Vous ferez en plus des économies d'eau.





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